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Histoire du cimetière

Comme la plupart des cimetières chrétiens aménagés au Moyen-âge, celui de Petit-Quevilly est implanté autour de l’église paroissiale Saint-Pierre consacrée en 1509.

Cependant, à partir des années 1820, avec ses 1274 m2 celui-ci s’avère trop petit et insalubre pour répondre aux besoins d’une population qui ne cesse d’augmenter. A partir de 1832, les inhumations ont lieu dans un nouveau cimetière de 3960 m2 situé au Nord Est de Petit-Quevilly rue d’Orléans (actuelle rue de Stalingrad) sur un terrain acquis par la commune.

Le cimetière va régulièrement faire l’objet de travaux d’aménagements et d’agrandissement afin de répondre aux besoins d’inhumations.

L’entrée du cimetière a fait l’objet de travaux de restructuration fin 2007 : un nouveau sol en enrobé et pavés, un portail contrôlant l’accès des véhicules, un portillon pour les piétons et des panneaux indicateurs ont été installés. Pour améliorer la circulation et le stationnement, des places de parking et deux passages protégés avec ralentisseurs ont été créés. Le parvis fleuri, de nombreuses plantations et le mur d’enceinte repeint contribuent à agrémenter le lieu.

Aujourd’hui, le cimetière s’étend sur une surface de 39200 m2. Lieu d’inhumation de la population quevillaise et de recueillement pour les familles des défunts, le cimetière est également un lieu de mémoire où l’on rend hommage aux victimes civiles et militaires tombées au cours des conflits qu’a connu la France depuis 1870. Mémoire honorée à l’aide de plusieurs plaques commémoratives installées à l’entrée du cimetière rappelant le nom des 399 soldats quevillais tombés durant les guerres 1914-1918, des 71 durant 1939-1945 et des 9 durant la guerre d’Algérie ainsi que du monument dit de la guerre de 1870.

Le cimetière comporte également, un carré militaire qui regroupe les tombes de soldats français morts durant la Seconde guerre mondiale et la guerre d’Algérie. Ces tombes ont la particularité de ne contenir aucun corps à l’image de celles entourant le monument de la guerre de 1870.

Outre ces monuments qui commémorent le souvenir des quevillais morts sous les drapeaux, le cimetière comporte plusieurs plaques rappelant les noms des personnes décédées en déportation durant la seconde guerre mondiale, dans le cadre du Service du Travail Obligatoire, des victimes civiles des bombardements et enfin, ceux des résistants fusillés.

 

Le monument aux morts de la Guerre de 1870


monument

 

La défaite militaire de la France contre l’Allemagne lors de la guerre de 1870-1871, constitue un immense traumatisme pour tous le pays. Près d’une quinzaine d’années sont dès-lors nécessaires pour que la mémoire des soldats français morts pendant ce conflit soit officiellement honorée.

La création en 1887 du comité national du Souvenir français destiné à l’entretien des tombes des militaires et marins morts pour la Partire constitue un premier pas dans cette reconnaissance.

La glorification des soldats tombés en 1870-1871 peut dès lors commencer à s’exprimer au travers de monuments commémoratifs érigés par souscriptions publiques.

Le décès en 1892 du sergent major d’infanterie de marine Auguste Germain, suite à ses blessures reçues au Tonkin, sert de prétexte à l’installation de l’un d’entre eux à Petit-Quevilly sa commune d’origine. Sous l’impulsion du pharmacien quevillais Alphonse Tranchepain, est formé au début de l’année 1893 un comité pour l’érection d’un monument à la mémoire de ce soldat ainsi que celle des militaires et marins de Petit-Quevilly morts au service de la patrie depuis 1870.

Une souscription ouverte auprès de la population permet de lancer le projet. Les plans du mémorial sont dessinés par l’architecte Trintzius, sa construction confiée à l’entrepreneur Sosson et sa décoration au sculpteur rouennais Bertrand.

Par sa délibération en date du 16 mars 1893, le Conseil municipal attribue un terrain à l’extrémité de la grande allée du cimetière pour y ériger le monument qui doit également accueillir les cendres du soldat Germain.

Élevé à l’automne 1893, le mémorial dédié aux militaires quevillais morts pour la patrie est solennellement inauguré le dimanche 5 novembre en présence du préfet de la Seine-Inférieure et d’une foule nombreuse.

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