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La Porte de Diane

Faisons un bond en arrière et plongeons-nous au début du XXe siècle, dans le quartier de la mairie. À cette époque, une gare est toute proche, le tramway le relie aux autres secteurs de la ville, un cinéma y projette les actualités et des entreprises connues y prospèrent (brasserie de cidre, boulangerie Clément, société Lozai…). Vers 1920, ouvriers et dockers revenant des quais, s’y croisent pour acheter des victuailles sur le petit marché, place de l’église… Les écoliers et les pêcheurs se côtoient près de la mare, pas encore comblée (elle le sera pour laisser place aux abattoirs, construits en 1935).


Non loin, quelques fermes subsistent dont une, rue Rosa-Bonheur (anciennement rue Verte), qui a pour entrée un superbe monument de l’époque de la Renaissance en pierre de Caumont : la Porte de Diane. Il s’agit de deux portes en bois, une cochère et un pothuis (petite porte), construites au 16e siècle, sous le règne du roi de France Henri II (1547-1559). Elle est le seul témoin des vastes propriétés abbatiales d’autrefois. Elle se caractérise par une décoration sculpturale fine, composée de feuilles de lauriers et au-dessus de la petite porte, par un bas-relief unique représentant la déesse antique Diane chasseresse. Comme de nombreux courtisans pour plaire au roi, dont la favorite était Diane de Poitiers, les moines commandaient souvent des sculptures la représentant en déesse ! La porte en est un témoignage gracieux puisque Diane est ici sculptée presque nue, nonchalamment couchée, entourée d’un arc, d’un carquois et de la tête d’un épagneul.
La Porte de Diane est encore présente au début de 1920 comme en témoigne une photographie prise lors d’un match de football où on l’aperçoit en arrière-plan. Malheureusement, elle fut ensuite détruite mais nous ignorons dans quelles conditions.

 

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