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La chartreuse Saint-Julien
Dès le XVIIe siècle, plusieurs confréries de religieux se succèdent à Petit-Quevilly.

Des chartreux, arrivés de Gaillon, prennent possession des lieux en 1667. Ils entreprennent des constructions à l’emplacement de l’actuel hôpital. En 1682, les Chartreux de Notre-Dame de la Rose quittent leur monastère démoli de Rouen et rejoignent leurs confrères de Saint-Julien.

Dès 1685, les moines se déplacent un peu plus à l’ouest dans l’enclos Saint-Julien et décident de travaux plus importants : le grand cloître prévoyant sans doute 24 cellules n’est jamais achevé. L’église définitive, terminée en 1767, est consacrée le 30 octobre.

Mais en 1790, la chartreuse est encore en chantier, lorsqu’est dissoute la communauté des Chartreux de Petit-Quevilly.
Les terres de la chartreuse Saint-Julien vont de la place des Chartreux à la rue Paul Lambard et du boulevard Charles de Gaulle à la rue Jean Macé.

À la Révolution, l’enclos Saint-Julien devient bien national. Il est ensuite revendu et morcelé. La plupart de ses bâtiments sont démolis procurant ainsi des matériaux pour la construction du quartier Saint-Sever à Rouen.

Aujourd’hui, l’ensemble est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Divers bâtiments subsistent, notamment une aile de la chartreuse abritant la Direction Régionale des Antiquités.

Des cellules de moines sont transformées en logements, aujourd’hui encore habités, rue Ursin Scheid et rue Victor Hugo.

D’autres cellules sont conservées autour du cloître en U dont le mur sculpté est encore visible rue du Général Foy.

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