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Les bas reliefs de l’école Joliot-Curie

L’école Joliot-Curie, rue porte de Diane, cache un trésor singulier : quatre sculptures de l’artiste Robert Delandre. Méconnus, ces bas-reliefs sont l’unique œuvre du sculpteur statuaire sur la commune et représentent un témoignage rare…

Nous sommes en 1957. La municipalité de Petit-Quevilly fait construire un nouveau groupe scolaire sur la commune pour répondre au besoin croissant du nombre d’élèves. Elle choisit le sculpteur originaire d’Elbeuf Robert Delandre pour décorer l’encadrement des deux portes d’entrée du bâtiment. Cet artiste, Parisien, bénéficie d’une solide réputation conférée par les nombreux monuments commémoratifs dont il est l’auteur dans la région. Il a sculpté, en particulier, le monument le Latham 47, à Caudebec-les-Elbeuf. Il a également taillé le buste de l’écrivain Jean Revel au square Verdrel à Rouen.


Robert Delandre, alors âgé de 77 ans, doit suivre les directives de l’architecte Pierre Rivard, 52 ans, auteur de nombreuses commandes de la ville, dans les années 1930, comme la construction des bains douches, rue Joseph Lebas, de la caserne des pompiers, boulevard Charles de Gaulle, et des abattoirs municipaux, rue Jacquard.
Le sculpteur propose alors une maquette en quatre parties glorifiant, le rôle de la mère de famille, l’éducation et le travail manuel et intellectuel.
Sa proposition, trop académique, ne plaît pas aux commanditaires, qui souhaitent des sculptures plus modernes, évoquant la conquête spatiale et les sciences !
Après la proposition de deux nouvelles maquettes au style plus épuré et tenant mieux compte des orientations de la demande, l’artiste et la ville finissent par s’accorder en juin 1960 pour la fourniture des encadrements de portes sculptés.


Robert Delandre et son assistant Henri Le Pecq vont mettre six mois pour les livrer. Il s’agit de quatre bas reliefs en pierre de Bourgogne de 3 mètres sur 1,50 mètres. Deux représentent «les métiers d’avenir» –à l’époque- pour la femme : sur le premier une mère de famille et ses quatre enfants, sur le second une standardiste, une hôtesse de l’air, une laborantine, une assistante sociale. Les deux derniers symbolisent les métiers d’avenir pour l’homme comme un médecin, un plongeur, un aviateur et un opérateur dans l’industrie.
Les sculptures sont mises en place au début de l’année 1961, six mois avant le décès de l’artiste. Méconnues, elles sont pourtant uniques dans l’agglomération rouennaise…

 

 

 

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